La Nuit du Bien Commun
Fondation |
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Type | |
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Forme juridique |
Fondation |
Domaine d'activité |
Action sociale sans hébergement n.c.a. |
Siège |
Paris (28, rue d'Anjou, 75008) (depuis le ) |
Pays |
Fondateurs |
Pierre-Édouard Stérin, Stanislas Billot de Lochner (d), Thibault Farrenq (d) |
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Président |
François Morinière (depuis ) |
Site web |
SIREN | |
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TVA européenne | |
OpenCorporates |
La Nuit du Bien Commun, fondée en 2017, est un fonds de dotation producteur d'évènements caritatifs à visée sociale et humanitaire et à but non lucratif. Son objectif est de collecter des financements auprès d'entreprises et particuliers et de les reverser à des associations d'intérêt général. Le fonds est régulièrement critiqué pour sa proximité avec les milieux ultra-conservateurs.
Historique
[modifier | modifier le code]La Nuit du Bien Commun (NDBC) est cofondée, en 2017, par les hommes d'affaires Pierre-Edouard Stérin, Stanislas Billot de Lochner, et Thibault Farrenq, spécialiste de l'événementiel. La première soirée caritative se tient au théâtre Mogador à Paris[1]. Quinze associations sont retenues pour recevoir des dons, parmi lesquelles figurent : Enfants du Mékong, Espérance banlieues, l’Institut libre de journalisme[N 1], l'association Lazare, l'association Joker[3].
NDBC est reproduite, après sa première édition à Paris en 2017, dans une vingtaine de métropoles en France au profit d'associations locales mais aussi en Belgique et en Suisse[4],[5]. Chaque soirée permet à une dizaine d'associations de présenter leur projet devant une salle de personnes qui souhaitent effectuer des dons. Les associations explicitent leur projet pendant quelques minutes puis un commissaire-priseur prend la parole et s'occupe de demander les dons des participants. Les dons promis sont annoncés par palier de 5 000 à 100 euros[6]. Lors de la mise aux enchères, chaque offre, à l'aide d'une pancarte brandie par les donateurs dans la salle, est retenue en donation. Le montant financier atteint au cours de la soirée s’affiche sur l’écran de la scène en temps réel[7].
En 2021, la cinquième édition parisienne, animée par Cécile de Ménibus, présentatrice sur C8 et Sud Radio, se tient à Olympia et recueille plus d’un million d’euros au profit de douze associations qui selon Libération sont liées aux « sphères catholiques dures »[8].
La huitième édition parisienne se tient l’Olympia, en décembre 2024, et permet de récolter 1,4 million d'euros[9].
Gouvernance
[modifier | modifier le code]À compter de 2021, Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France, préside le comité de soutien de la NDBC. Y participent aussi : Gonzague de Blignières cofondateur de Raise et du Réseau Entreprendre, Diane de Montessus qui assure le suivi des partenariats à l’Institut Européen de Coopération et de Développement, le journaliste Bernard de La Villardière, Jean-Marie Destrée de la Fondation Caritas France, Paul-François Croisille directeur du développement d’Excellence Ruralités[8],[10].
À partir de 2023, François Morinière est président du fonds de dotation de La Nuit du Bien Commun[11].
Controverses
[modifier | modifier le code]Les liens entre des organisateurs de La Nuit du Bien Commun et les « mouvements ultra-conservateurs » sont mentionnés. L'Express estime que certaines associations financées sont identitaires ou anti-avortement[12]. Médiapart révèle que La Nuit du Bien Commun finance des structures idéologiquement très homogènes, parmi lesquelles figurent des établissements privés hors contrat du réseau Espérance banlieues visés par des accusations de violences volontaires sur mineurs et de racisme, la chaîne YouTube « Je révise avec toi » qui enseigne l'histoire avec une vision politique de droite. Mediapart note que le soutien à ces organisations permet au Fonds du bien commun de bénéficier d'une déduction fiscale alors que Stérin est un exilé fiscal[8],[2].
En 2024, la Ville de Marseille, partenaire de La Nuit du Bien Commun depuis 2022, décide de ne plus participer au projet organisé à Marseille, après avoir eu connaissance de la proximité de Pierre-Édouard Stérin, cofondateur de La Nuit du Bien Commun, avec l'extrême droite. La Fondation de France fait de même mais sans expliquer sa décision[13].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Caroline De Malet, « À La Nuit du bien commun, 600.000 euros donnés au profit de 15 associations », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- Rozenn Le Carboulec, « Conservatisme dur, initiatives anti-IVG : comment l’argent public finance des fonds anti-droits », Mediapart, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Kévin Boucaud-Victoire, « La Nuit du bien commun, une initiative pour pitcher son asso et lever des dons », Aleteia, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Éric Larpin, « La Nuit du bien commun réunit les philanthropes au profit d’associations locales », La Croix, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pascaline Mesnage, « Tours : jugée proche de l’extrême droite, la Nuit du bien commun divise », La Nouvelle République, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pauline Thurier, « La Nuit du Bien Commun, une soirée pour promouvoir la vie associative locale à Lille », francetvinfo.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Clara Galtier, « Nuit du Bien Commun: plus d’un million d’euros levés pour la troisième édition », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- Elsa Sabado, « Charité chrétienne. La «Nuit du bien commun» à l’Olympia, une soirée aux airs de France éternelle et catholique », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Youmni Kezzouf, « À l’Olympia, une soirée pour financer l’écosystème catho-tradi », Mediapart, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Nicolas Fontaine, « Louis de Bourbon devient vice-président de La Nuit du Bien Commun », Histoires royales, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Brice Laemle, « Alban du Rostu, l’ex-bras droit de Pierre-Edouard Stérin, recruté par le groupe Bayard », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Camille Vigogne Le Coat, « Pierre-Edouard Stérin, le milliardaire qui veut racheter Editis et évangéliser la France », L'Express, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sylvain Pignol, « Nuit du bien commun : un milliardaire proche de l'extrême droite fait fuir mairie de Marseille et Fondation de France », La Provence, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :